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Orientation : l’histoire d’un départ

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Cliquez...Transfert des personnels de l’Orientation à Pôle emploi

Le départ de 75 % du personnel de l’orientation de l’AFPA, est la première phase concrète d’une attaque politique contre la mission historique de service public de la formation professionnelle au bénéfice des populations les plus exposées à la crise telles que les chômeurs. L’orientation, c'est-à-dire plus exactement, - comme on l’appelait avant quand elle osait dire son nom - la « sélection scientifique » ou « rationnelle » des futurs stagiaires a été le complément de la mise en œuvre d’une méthode révolutionnaire de formation de la main d’œuvre, dés les débuts de l’ANIFRMO (Association Nationale Interprofessionnelle pour la Formation Rationnelle de la Main-d'Oeuvre) en 1946, à l’initiative d’un ministre du travail - Ambroise Croizat - issu de la Résistance, soucieux de construire l’avenir d’une nation réunie et moderne.

L’AFPA, par son personnel et jusqu’à ce jour, et après bien des évolutions, porte ces valeurs de service, d’égalité, de qualité et de travail bien fait

Cet épisode historique pour l’Association, clôt un chapitre de plus de 60 ans de l’histoire de notre pays, après avoir redonné à des milliers de nos concitoyens un métier et des moyens de faire vivre dignement leur famille.

En effet, se couper de l’ « Orientation », c'est-à-dire du service rendu à la fois aux personnes et au bon fonctionnement de la formation et de l’Association - service réalisé par un corps spécialisé de psychotechniciens puis de psychologues du travail – c’est priver l’AFPA d’une dimension essentielle et en même temps vider au moins en partie l’Orientation de son sens.

On ne fait pas de l’orientation « en chambre », coupé des réalités des métiers ou de la formation. L’orientation tire sa pertinence et son efficacité dans la vie réelle des gens, dans les possibilités réelles de l’économie et de la formation, dans la réalité des métiers, de leurs caractéristiques, de leurs attraits et de leurs difficultés.

C’est quand on a commencé à dire aux psychologues du travail qu’ils faisaient de l’« orientation », dans une sorte de vision platonique, et par conséquent qu’il fallait le faire ailleurs que dans un organisme de formation, dans les « services de l’Etat » comme le préconisait le conseil de la concurrence pour ne pas venir fausser la loi d’airain de la concurrence, niant ainsi que ce travail tire son sens de sa présence dans la vie au travail et dans la réalité d’un organisme professionnel…

C’est quand on a commencé ce travail « idéologique », qu’on a compris que c’est l’AFPA et son efficacité sociale, sous couvert de modernisation, qui est la vraie cible.

Pour l’AFPA, le départ des personnels des CROP et de l’INOIP sonnera-t-il la fin du centrage de l’action des psychologues du travail sur la personne et la fin du respect des choix de ces personnes ?

En cette période de crise, peut-on se passer de 75% du personnel de l’Orientation et quelles seront les conséquences de cette perte de compétence de l’AFPA pour l’AFPA ?

Extrait d'une déclaration CCE CGT-AFPA mars 2010

 

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